jeudi 8 novembre 2012

VERNISSAGE CE SOIR

Vernissage ce soir de l'exposition
"Journal de Moscou 1962-1966"
photographies de
Piergiorgio BRANZI
 
dans notre salon de lecture / bibliothèque
au 19 rue du Bac, 75007 Paris
 
à partir de 19h et en présence de l'artiste
 
Place Rouge

Musée de la Révolution

Saint Basilio

JOURNAL DE MOSCOU (1962 – 1966)
Au mois d’octobre il y a exactement un demi-siècle, profitant du premier « dégel  khrouchtchévien », la radiotélévision italienne m’envoyait à Moscou pour tenter d’ouvrir un bureau de correspondance, le premier bureau occidental en Union Soviétique.

A l’époque, on savait bien peu de choses des Russes : visages imperturbables de la « nomenclature », images des grandes manifestations officielles ayant lieu périodiquement sur la Place Rouge, cortèges du 1er mai et parades militaires du 7 novembre……

Quelques mois avant mon arrivée, la construction du mur de Berlin avait débuté et des navires soviétiques naviguaient en direction du Cuba où se jouait un bras de fer à l’enjeu nucléaire. Et, comme le disait Churchill, la Russie était plus que jamais  « a riddle, wrapped in a mystery, inside an enigma ”.

Moscou se présentait comme une capitale construite à la campagne, pas encore marquée par l’empreinte impériale qu’elle allait connaître sous l’ère brejnévienne.  Au-delà des grands « prospiekt » et leurs immeubles imposants, s’étendaient à perte de vue des quartiers de vieilles maisons en bois.  Au printemps, des pommiers en fleur et des palissades des potagers surgissaient partout, même dans les cours des hôtels et des ministères. La construction des quartiers gris, en ciment, du lointain périphérique avait à peine commencé.

« L’homme nouveau» soviétique, tant revendiqué, était peu visible en réalité. En m’abandonnant à l’atmosphère de cette ville, j’avais plutôt la sensation de rencontrer une vieille « babouchka » et de percevoir l’odeur de choses familières.

Pendant ces 4 années de travail effréné,  j’ai pris le temps de récolter pour ma propre mémoire des images de situations, de lieux et de visages; les notes d’un journal visuel en quelque sorte, qui m’aideraient à comprendre de quelle pâte étaient faits ceux avec qui j’ai vécu un bon bout de temps.

Durant ces cinq décennies, beaucoup de choses ont changé en Russie et dans les attitudes et les comportements des Russes. Cependant, dans cet immense territoire qui s’étend de la Baltique au Pacifique, couvrant onze fuseaux horaires, beaucoup de choses demeurent comme avant, comme toujours, « La Russie a le souffle long ».
Piergiorgio BRANZI
Paris, 8 Novembre 2012
 
 
EXPOSITION JUSQU'AU 21 DECEMBRE 2012
 
 
 
Transacmer Paris
01.42.60.51.51


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