mardi 26 janvier 2010

Florence Notté: de Singapour au 19 rue du Bac

Cet été nous exposerons les photos de Florence NOTTE dans notre Salon de Lecture / Bibliothèque au 19 rue du Bac à Paris - l'inauguration de l'expo aura lieu pendant le weekend du Carré Rive Gauche du 27 au 30 Mai 2010.
En attendant, elle vous donne rendez-vous pour la sortie de son prochain livre "Urban reflects", le lancement duquel aura lieu le Mardi 9 Février à Singapour où elle vit et travaille.
"Je tenais à vous informer de la sortie de mon livre de photographies Reflets Urbains.
Pour toutes informations complementaires rendez vous sur mon site:

A bit more about Florence Notté
Notté’s work, as a photographer, is informed by art history – in particular, the Cubists, the Abstract Expressionists and Pop artists.
So often photography is seen as a totally separate art form and not linked to the painterly, art historical timeline.
However, it is very clear in Notté’s images that she is influenced by other artists and art movements, thereby giving a multi-dimensional
quality to her work. In 2007, she received an award for creativity from the French Federation of Photography for a series of pictures
where paintings and photographs echoed each other.
Notté’s Urban Reflections series are most closely influenced by British Pop artist, David Hockney. In particular, his iconic series of
swimming pool paintings completed while he was living in California.
Notté is a French artist living in Singapore. She works for a number of different publications, such as Le Point and La Gazette. Her last solo exhibition was at Art Loft Gallery, Singapore (2009).
With best wishes,
Tolla Duke
Director of Give art Gallery
http://www.giveart.net/

Florence Notté
La figuration cloisonnée

Sans doute Edgard Degas, Edouard Vuillard et plus encore Pierre Bonnard ont été à l'orée du XXe siècle les premiers peintres à disposer d'un regard photographique.
Plus tard, David Hockney - et tant d'autres entre temps - avec ses visions poétiques cloisonnées jouxtant la froideur d'un réalisme cultivé, s'est servi de la photographie comme manière complice du mouvement s'accomplissant à partir d'une juxtaposition d'images fixes.
Il n'y a rien d'étonnant alors à ce que les photographes contemporains comme Florence Notté (qui dispose d'un oeil juste, pour ce qui concerne les formes, les tonalités et les lumières), aient sur le paysage urbanisé et environnant une véritable vision de peintre. Grand angle et distorsions, complicités tactiles et dissonances formelles, tel est chez l'artiste ce qui fait toute sa substance. Bien sûr, le cliché « déformé » qu'elle affectionne (celui justement du « miroir déformant ») doit tout à son inventeur André Kertesz. Combien se sont inspirés de ses corps étirés qui portaient l'humain vers une défiguration prémice d'une possible transfiguration ?
Pour leur sensibilité les clichés de Florence Notté supportent la comparaison avec les plus grands.
Il existe chez elle une belle et vibrante dualité. Celle qui met en scène un cadre stricte et rigoureux lequel positionne (et conditionne) toujours le sujet (souvent humain), au point de l'imposer. On est alors dans une structure paysagée « luxuriante et musicale » et à la fois « directive et architecturée » qui invite le spectateur à contempler l'insaisissable.
Les mouvements de l'eau des piscines dans le flou des réverbérations tout comme le foisonnement coloré des jardins qui filtrent les lignes de soutien, sont d'un pur effet. L'oeil de l'artiste s'appuie sur des détails décloisonnés, amenés à la manière des cubistes dans une indéfinie déclinaison de formes et d'ondulations.
Tout ici est cadré dans des fenêtres qui ne sont qu'illusion pour que la pellicule ne garde que la sensation du mirage. L'autre facette du travail concerne l'aspect poétique des jeux et des reflets, ce « l'un dans l'autre » des effets confère au cliché toute la saveur émotionnelle qui souvent échappe aux artistes d'aujourd'hui tandis que le public « réclame » de plus en plus sa part de vibrations.
Florence Notté est frontalière de ces visions futuristes d'un monde en mutation, mais elle dispose d'abord d'une âme, du moins de toutes les qualités qui rendent à l'image son âme.
Bernard Gouttenoire
Critique d’art


Transacmer Paris
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