mercredi 17 décembre 2008

CONVERSATION AVEC Monsieur PROMENHEUR


Pour finir cette année 2008 en beauté malgré tout,
nous parlerons de la beauté qui donne
pour tous les sujets
un sens au goût de vivre. 
Conversations qui abouteraient à une sorte de
« Bibliothèque » des Donneurs de Sens. 
Le premier sujet ayant pour thème
« Portrait de l’Inconnu » d’après l’œuvre d’Eric Morin
Conversations avec et par Monsieur LP Promenheur
 Artiste, Poète, Philosophe

Rendez-vous est donné à la Bibliothèque Transacmer
19 rue du Bac,75007 Paris
Jeudi, 18 Décembre 2008
de 19h34 à 20h42

Nous vous invitons à la rencontre de Mr. LP Promenheur demain soir dans notre espace de la rue du Bac, mais il y en a certains qui nous demandent « mais qui est donc Monsieur Promenheur ? »
La réponse se trouve dans l’article que vous découvrerez ci-après, paru dans le magazine
Côté Paris, écrit par Roxane Hodes avec les photos d’Eric Morin ......


«Mr. Promenheur croque la ville»


UN CARTON SOUS LE BRAS, CE PEINTRE SINGULIER ARPENTE LE RUES POUR SAISIR LES SILHOUETTES QUI EMERVEILLENT LE QUOTIDIEN PARISIEN.  RENDEZ-VOUS SUR LE MOTIF.

photographie de Eric MORIN
L’oeil rivé au dôme du Panthéon, L. P. Promenheur tourne sur lui-même, recule de quelques pas, lève un sourcil hésitant, s’engage sur une petite place pavée, s’immobilise enfin et déploie son grand carton d’emballage à même le sol.  «Ici c’est parfait!»  Un morceau de chiffon, un pot d’encre de chine et un pinceau pour tout accessoire, la scène est en place, reste à lever le rideau.  Et il ne faudra pas attendre longtemps pour que son regard clair ne se pose sur la silhouette d’une passante.  «Mademoiselle a un si beau visage», clame-t-il aussitôt.  Confiante et amusée, la jeune fille entre dans ce jeu de rôle improvisé et prend la pose sans ciller.  Alors, le peintre s’agenouille à ses pieds, attrape son pinceau du bout des doigts et effleure le carton avec la dextérité d’un calligraphe chinois.  Puis, il remercie sa muse éphémère d’un portrait dans son cahier de lycéenne et repart en quête d’une nouvelle rencontre.  «Je vais sur le motif pour retrouver la lumière du paysage humain». Toujours avec élégance, volontiers facétieux mais infiniment impliqué, L.P. Promenheur aborde les chalands et les hasards qui se présentent à lui pour saisir et orchestrer les moments d’émotions offerts par la ville.  Un vieux couple courbé qui s’éloigne dans la perspective d’une ruelle, une femme avec un chaton dans les bras, l’ombre bienveillante de l’hôtel des Grands Hommes ou le sillage d’une robe de soie se rejoignent peu à peu sur le fond blanchi du carton, témoins et acteurs de ces moments partagés, électriques d’humanité.  «Je capte des poussières de vie.» Et désignant le tableau: «on doit pouvoir entendre les battements de coeurs.» Bien plus que le soleil qui écrase tous les reliefs, ce sont les ciels chargés de nuages et leurs paletes subtiles qui l’invitent à sortir de l’atelier. Alors seulement, la pierre de taille, le zinc des toits, les pavés et l’asphalte déclinent toutes les nuances du blanc au noir et leurs teintes nostalgiques exaltent le présent.

Altruiste érudit, gourmand de littérature et de poésie, portant toujours une citation ou une improvisation au bout des lèvres, le peintre se promène dans Paris comme dans un livre ouvert. «C’est une ville littéraire.  Il y a des phrases dans l’atmosphère.  La dame qui se presse ici, c’est un point-virgule qui passe  L’artiste lui-même semble être une fiction tant sa biographie est délibérément passée sous silence.  Toute question personnelle est aussitôt esquivée par une diversion ou un poème.  Des études aux Beaux-Arts de Paris, un rôle dans le dernier film de Philippe Garrel, quelques rares indices échappés au détour d’une phrase, L.P. Promenheur n’en dira pas plus.  La réserve est son jardin secret.

Mais bientôt la nuit gagne.  Le peintre replie son carton chargé des bonheurs ténus de l’après-midi et rejoint l’atelier pour une escale solitaire où il recouvrira le superflu sous des brumes de peinture blanche et ne préservera que les pépites de la mémoire du jour
Roxane HODES pour Côté Paris

Transacmer Paris
01.42.60.51.51
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