vendredi 27 mai 2016

UN PEU D'HISTOIRE ARCHITECTURALE


Le temps qui passe fait peu de cas des personnages qui, naguère, défrayèrent la chronique. A la fin des années cinquante on parla pourtant beaucoup de Pierre Riboulet et de son Atelier de Montrouge (le célèbre ATM), cet architecte aux idées avant-gardistes qui créa à Ramatuelle le village du Merlier au Cap Camarat.

Edifié sur un terrain d'une centaine d'hectares, cédé par Simone Volterra, le village du Merlier au Cap Camarat fait encore aujourd'hui l'objet de la curiosité de bien des touristes. Ce village fut sans doute l'un des premiers en France à supprimer la circulation automobile, au profit d'une circulation piétonnière tournée vers la vie communautaire.
(art St Tropez TV)

dimanche 15 mai 2016



The summer of 2016 in Saint Tropez is coming We are glad to welcome You in our office Check out the new Real Estate Properties on our website and download free iPhone Application TRANSACMER


 
Дамы и Господа!
Агенство недвижимости TRANSACMER открывает для Вас сезон 2016 в Сен Тропе!


Будем рады видеть Вас в нашем офисе!
Вы можете ознакомится с нашей продукцией на сайте И скачать наше бесплатное предложение для iPhone - TRANSACMER

vendredi 19 février 2016

LE BAUHAUS, C' EST QUOI?

Au sens premier, le Bauhaus est une école née en Allemagne au lendemain de la Première Guerre mondiale, lors de la naissance de la République de Weimar : à l’instigation d’Henry van de Velde, peintre, architecte et décorateur belge et de Walter Gropius, architecte et designer allemand, l’école des arts décoratifs et l’académie des beaux-arts de Weimar sont réunies en une seule école qui prend pour nom “Bauhaus”.
En allemand, “Bau” signifie bâtiment, construction et “Haus”, maison. Le Bauhaus, c’est donc la maison du bâtir, mais c’est surtout une école complètement atypique qui rêve de réformer l’enseignement pour mettre en œuvre des idées révolutionnaires. Premier directeur de l’école, Gropius rédige en 1919 un manifeste du Bauhaus dans lequel il écrit : “Le but final de toute activité plastique est la construction ! […] Architectes, sculpteurs, peintres ; nous devons tous revenir au travail artisanal, parce qu’il n’y a pas d’art professionnel. Il n’existe aucune différence essentielle entre l’artiste et l’artisan. […] Voulons, concevons et créons ensemble la nouvelle construction de l’avenir, qui embrassera tout en une seule forme : architecture, art plastique et peinture […]”. Si ce rêve d’unir tous les arts n’est pas à proprement parler nouveau et trouve des précédents dans l’histoire, il prend néanmoins, au lendemain de la Première Guerre mondiale, un sens très fort, teinté d’utopie et de la volonté de construire un monde meilleur. Artistes et artisans doivent être les acteurs de ce changement de toute la société et quelques années plus tard, Gropius clarifie encore son objectif : “L’art et la technique, une nouvelle unité”.
Ce programme passe d’abord par l’invention d’une nouvelle pédagogie : l’école est divisée en ateliers qui sont chacun dirigés conjointement par un artiste et par un artisan. Le génie des directeurs successifs du Bauhaus sera de recruter les plus grands artistes de leur temps, sans aucune distinction de discipline ou de nationalité. Parmi les “maîtres” qui enseignèrent au Bauhaus, on trouve des architectes et designers, comme Marcel Breuer ou Ludwig Hilberseimer, des peintres, comme Vassilly Kandinsky, Josef Albers, Johannes Itten, Paul Klee, mais aussi des photographes (László Moholy-Nagy), des typographes et, le plus souvent, des créateurs polymorphes, comme Oskar Schlemmer qui était à la fois peintre, mais aussi scénographe pour le théâtre et pour la danse. La pluridisciplinarité au cœur du projet du Bauhaus se traduit par une ouverture à toutes les disciplines, qui sont traitées sans hiérarchie : arts du métal, du verre, du bois, du textile, mais aussi photographie, danse, etc. Le Bauhaus n’est donc pas un courant stylistique mais l’esprit dans lequel créent maîtres et élèves forge néanmoins une esthétique commune, faite de simplicité, d’élégance dépouillée et de fonctionnalisme. La volonté du Bauhaus est de produire des objets universels, qui transcendent les frontières et les classes sociales. Lieu de débat, le Bauhaus est alors traversé par tous les grands courants avant-gardistes qui animent l’Europe de l’entre-deux guerres. Mais dès 1924, cette ruche artistique est secouée par les affres de l’histoire : le gouvernement social-démocrate de la région de Weimar perd les élections et le Bauhaus, qui voit ses subventions divisées par trois, doit se dissoudre.
L’école s’installe alors dans la ville industrielle de Dessau et construit un nouveau bâtiment. Beaucoup plus politisée et tournée vers le social, l’école s’intéresse de plus en plus à l’architecture et en 1930, Mies van der Rohe devient son nouveau directeur. Mais la montée du nazisme ne lui laissera pas le temps de mettre en œuvre toutes les réformes qu’il souhaitait. En 1932, le Bauhaus doit à nouveau fermer et quitter Dessau. Il renaît une dernière fois à Berlin pour une période de courte durée, à laquelle mettront fin définitivement les nazis, condamnant le Bauhaus au même titre que “l’art dégénéré”. Ses membres émigrent pour la plupart aux Etats-Unis mais aussi à Tel Aviv, avant même la naissance de l’État d’Israël, où ils construiront des milliers de bâtiment dans le style inventé en Allemagne.
Pavillon allemand de Mies van der Rohe à Barcelone expo 1929
Aujourd’hui, le mot “Bauhaus” est souvent employé à toutes les sauces. À Tel Aviv, qui fêtait en 2009 ses cent ans, on a tendance à parler de Bauhaus pour n’importe quel immeuble à l’architecture un peu épurée ou géométrique… Les architectes contemporains revendiquent ou citent fréquemment l’héritage de ce mouvement, eux qui ne disent pas Mies van der Rohe mais simplement “Mies” pour désigner un de leurs dieux, de la même façon qu’ils disent “Corbu” pour Le Corbusier. Simple coquetterie ou signe que le Bauhaus est toujours vivant?? Paradoxalement, ce sont surtout les architectes qui font vivre la légende du Bauhaus alors que l’atelier d’architecture de l’école n’a été ouvert qu’en 1927, soit six ans avant la fermeture définitive de cette dernière par les nazis. De plus, on voit dans le Bauhaus “l’atelier de la modernité” alors que son aventure n’aura duré que 14 ans. Si le Bauhaus est une sorte de mythe, c’est d’une part qu’il est l’un des épisodes les plus glorieux du vieux rêve d’un “art total” et d’autre part que son histoire, entre les deux plus grandes guerres de l’histoire, a les couleurs de la légende. La renommée de ceux qui y enseignèrent a également beaucoup compté pour sa postérité.
Au niveau stylistique, les créations du Bauhaus ont favorisé l’éclosion ce que l’on a appelé un “style international” en architecture, privilégiant l’utilisation du verre et de l’acier pour des bâtiments sobres et fonctionnels. Ce courant s’est considérablement développé aux Etats-Unis, avec l’arrivée de Mies van der Rohe à Chicago. C’est surtout ce Bauhaus-là dont s’inspirent encore les architectes d’aujourd’hui. Mais, si l’on se réfère à l’esprit de l’école, sont héritiers du Bauhaus tous ceux qui cherchent encore aujourd’hui à unifier l’art et l’artisanat pour les rendre accessibles au plus grand nombre.
*Article culture-sens.fr
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...